Introduction : Le Temps du Courage Décisionnel
Depuis plus de trois décennies, la partie orientale de la République Démocratique du Congo vit sous le poids d’une guerre à répétition.
Des cycles d’accords, de promesses et de conférences se succèdent — Lusaka, Sun City, Nairobi, Addis-Abeba, puis récemment Doha et Washington — sans que la paix véritable ne s’installe.
Mais 2025 marque un tournant.
Pour la première fois, les forces diplomatiques mondiales, les partenaires régionaux et la volonté populaire congolaise convergent vers une même conclusion : la paix ne peut plus être négociée, elle doit être organisée, mesurée et garantie.
C’est dans ce contexte qu’Eyano Publishing présente ce document stratégique — les 10 décisions finales pour fermer la guerre et ouvrir la paix totale à l’Est.
Un plan inédit, audacieux, et intégralement congolais dans son esprit.
1. Verrou juridique Washington–Doha : la paix par le droit
Le premier pas vers la stabilité durable consiste à fusionner les engagements diplomatiques de Doha et de Washington dans un Protocole additionnel contraignant, enregistré auprès du Conseil de Sécurité des Nations Unies sous la Résolution 2773.
Cette intégration rendra la paix opposable en droit international.
Elle permettra de transformer les déclarations politiques en obligations vérifiables, avec des calendriers clairs, des responsabilités partagées et des sanctions précises en cas de manquement.
C’est une façon de dire au monde : la RDC ne demande plus la paix, elle l’impose par le droit.
2. Mission conjointe de vérification et de surveillance des frontières (JV-BMM)
L’innovation majeure du plan Eyano réside dans la création d’une Mission Conjointe de Vérification et de Surveillance (Joint Verification & Border Monitoring Mission).
Cette mission multilatérale (ONU – UA – États garants) disposera de :
- drones tactiques et satellites civils pour surveiller les zones frontalières ;
- stations d’observation communautaire pour signaler toute violation ;
- un système public de rapport hebdomadaire, accessible à la population.
Sa mission : vérifier le retrait total des forces étrangères, la fin du soutien aux groupes armés, et la stabilité du cessez-le-feu.
C’est le passage de la diplomatie de promesse à la diplomatie de preuve.
3. Cessez-le-feu à sanctions automatiques
L’expérience des 30 dernières années a montré que les cessez-le-feu sans conséquence sont des illusions.
C’est pourquoi le plan Eyano introduit une nouveauté : le cessez-le-feu à dents, c’est-à-dire un accord assorti de sanctions automatiques.
Chaque rapport de la JV-BMM deviendra juridiquement déclencheur :
- Si une violation est constatée, les sanctions financières, diplomatiques ou militaires s’activent automatiquement, sans attendre de nouvelle réunion du Conseil de Sécurité.
- Si au contraire la conformité est maintenue, les avantages économiques (financements, allégements de dettes, accès au corridor minier) sont libérés.
La paix devient ici un système incitatif, où la loyauté se récompense, et la trahison se paie.
4. DDRR accéléré et traçable
La désintégration des groupes armés passe par une gestion moderne du programme DDRR (Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Réintégration).
Le plan Eyano propose :
- des sites de cantonnement sécurisés à Rutshuru, Masisi et Bunagana ;
- un enregistrement biométrique obligatoire pour chaque ex-combattant ;
- une amnistie sélective (pour les délits militaires simples, mais pas pour les crimes graves) ;
- et un programme de réinsertion économique financé par le Fonds des Minéraux Propres.
L’objectif : transformer des porteurs d’armes en bâtisseurs, des chefs de guerre en entrepreneurs locaux.
Le DDRR devient non plus une dépense, mais un investissement.
5. Corridor des Minéraux Propres et Compte Séquestre
Au cœur du conflit congolais se cache un paradoxe : les ressources qui devraient nourrir la paix alimentent la guerre.
Le Corridor des Minéraux Propres brise ce cercle vicieux.
- Moratoire immédiat sur toute nouvelle exploitation dans les zones de combat ;
- Traçabilité minière totale, du puits jusqu’au port, selon les normes ITSCI et OCDE ;
- Compte séquestre national pour centraliser les revenus miniers légaux, géré conjointement par la Banque Centrale du Congo et des partenaires internationaux.
Ce compte financera :
- la réinsertion des ex-combattants,
- la reconstruction des infrastructures publiques,
- et les indemnisations des victimes civiles.
Ainsi, les minerais du Kivu cessent d’être le carburant de la guerre et deviennent le moteur de la reconstruction.
6. Pacte régional de non-agression et hotline militaire
La sécurité du Congo dépend aussi de la stabilité régionale.
Le plan prévoit la signature d’un Pacte de Non-Agression entre les États de la région des Grands Lacs, accompagné d’une Hotline militaire directe (Kinshasa–Goma–Kigali–Gisenyi).
Ce dispositif permettra :
- des alertes instantanées en cas d’incident transfrontalier,
- des inspections croisées trimestrielles,
- et une coordination régionale des interventions humanitaires.
C’est une diplomatie du réflexe : on ne répond plus par la guerre, mais par la communication directe et la vérification conjointe.
7.Remplacement progressif des missions étrangères
Avec le retrait programmé de la MONUSCO et de la SAMIDRC, il est impératif d’éviter un vide sécuritaire.
Le plan Eyano prévoit la création d’unités mixtes FARDC–Police nationale, encadrées par des formateurs de l’Union Africaine et des Nations Unies.
Ces unités assureront :
- la protection des civils,
- la sécurisation des axes économiques,
- et la surveillance des zones frontalières.
Ce modèle est transitoire : il prépare le retour complet de la souveraineté nationale sans chaos sécuritaire.
8. Tribunal Hybride et Commission Vérité du Kivu
La paix sans justice est une illusion.
Le plan Eyano propose la mise en place d’un Tribunal Spécial Mixte (national et international) pour juger les crimes de guerre, les violences sexuelles, et les massacres recensés dans le Rapport Mapping de l’ONU.
Parallèlement, une Commission Vérité et Réconciliation du Kivu recueillera les témoignages des survivants et favorisera la guérison communautaire.
Ce double dispositif garantit que la paix ne sera pas amnésique : elle sera juste.
9. Protection communautaire et représentativité inclusive
La paix durable ne doit pas dépendre de la protection d’un groupe, mais de la sécurité de tous.
Ainsi, au lieu de privilégier certaines minorités, le plan Eyano met en place une politique nationale de protection communautaire :
- Création de Comités locaux de protection dans chaque territoire du Kivu ;
- Formation en prévention des conflits ethniques et gestion communautaire ;
- Représentation inclusive dans les instances locales, respectant les 450 tribus du Congo, toutes égales en dignité et en droits.
C’est un changement de paradigme : aucune ethnie ne sera instrumentalisée, aucune autre marginalisée.
10. Fonds Kivu 40 % : la paix qui paie
Dernier pilier, et non des moindres : la création du Fonds de Gouvernance et de Développement du Kivu, dit Fonds 40 %.
Ce mécanisme garantit que 40 % des recettes minières légales issues des provinces du Nord-Kivu, Sud-Kivu et Ituri soient réinvesties directement sur place, pour :
- les routes rurales,
- les écoles et hôpitaux,
- les programmes d’emploi des jeunes,
- et la réhabilitation des terres agricoles.
Les fonds seront audités trimestriellement, publiés en ligne et contrôlés par une Autorité de Transparence Régionale.
Ainsi, le citoyen congolais verra enfin le lien tangible entre paix, richesse et bien-être.
Calendrier d’exécution proposé
| Phase | Durée | Objectif principal |
|---|
| Phase 1 (0–30 jours) | Ratification protocole Washington–Doha, création JV-BMM, décret de cessez-le-feu. | Créer la base légale et institutionnelle du processus de paix |
| Phase 2 (31–90 jours) | Vérification du retrait étranger, moratoire minier, ouverture du compte séquestre. | Stabiliser militairement et assainir économiquement les zones de conflit |
| Phase 3 (91–180 jours) | DDRR, remplacement de la MONUSCO, installation des comités communautaires. | Transformer la stabilité militaire en reconstruction institutionnelle et sociale |
| Phase 4 (181–365 jours) | Tribunal hybride, mise en œuvre du Fonds 40 %, rapports trimestriels publics. | Instituer la paix durable et restaurer la souveraineté complète de l’État |
Conclusion : La Paix comme Projet National
Ces dix décisions ne sont pas des rêves.
Elles sont une architecture politique et économique pour refermer le livre de la guerre et ouvrir celui de la dignité.
La RDC possède tout : des ressources, un peuple résilient, une jeunesse consciente.
Selon le plan Eyano:
La paix n’est pas un miracle à attendre, mais une politique à appliquer.
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Augustin Kazadi-Cilumbayi
Président Directeur Général / Chief Executive Officer
Eyano Publishing
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