Introduction — Quand la diplomatie redevient un instrument de souveraineté
Le retour de la République démocratique du Congo au Conseil de sécurité des Nations Unies comme membre non permanent, après plus de trente années d’absence, n’est ni anodin ni fortuit.
Il constitue un événement politique majeur, un signal géopolitique fort et surtout un acte de repositionnement stratégique de l’État congolais sur l’échiquier international.
Ce retour porte une signature politique claire : celle du leadership de Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Non pas un leadership incantatoire ou médiatique, mais un leadership institutionnel, progressif, parfois discret, mais orienté vers un objectif précis :
👉 sortir la RDC de la marginalité diplomatique et la réinstaller dans les cercles où se décident le droit international, la paix et la sécurité mondiales.
I. Sortir la RDC de la marginalité diplomatique : un choix politique assumé
Pendant des décennies, la RDC a été l’objet des discussions internationales plus que leur acteur.
On parlait du Congo :
- comme d’un théâtre de crises,
- comme d’un problème humanitaire,
- comme d’un territoire instable,
- rarement comme d’un État souverain capable d’influence.
Le pari diplomatique de 2019
Dès son accession à la magistrature suprême, Félix Tshisekedi fait un choix stratégique clair :
👉 réhabiliter la diplomatie congolaise comme levier central de souveraineté.
Cela implique :
- rompre avec l’isolement diplomatique relatif,
- restaurer la crédibilité internationale de l’État,
- repositionner le Congo comme un interlocuteur légitime, pas seulement comme un bénéficiaire d’assistance.
Le retour au Conseil de sécurité n’est jamais automatique.
Il exige :
- une campagne diplomatique soutenue,
- des alliances construites sur la durée,
- une image internationale crédible,
- et surtout une volonté politique au sommet de l’État.
👉 Ce sont des décisions stratégiques présidentielles.
II. Une diplomatie présidentielle de présence, de constance et d’insistance
1. La présence comme message politique
Sous Félix Tshisekedi, la diplomatie congolaise change de posture.
On observe une présence régulière et assumée du chef de l’État dans les forums internationaux, en particulier à l’ONU.
Cette présence n’est pas symbolique :
- elle sert à porter personnellement la voix du Congo,
- à refuser la délégation passive du narratif congolais,
- à rappeler que la RDC est un acteur politique conscient de ses intérêts.
2. Internationaliser la crise sécuritaire de l’Est
Un axe central du leadership diplomatique de Tshisekedi a été de refuser la banalisation de la guerre à l’Est.
Au lieu d’accepter la narration réductrice du « conflit interne », il a :
- insisté sur la dimension régionale et transfrontalière de la crise,
- dénoncé la structuration organisée de l’instabilité,
- porté la question sur la scène internationale de façon répétée.
👉 Cette persévérance diplomatique a fini par déplacer le regard international.
III. Le Conseil de sécurité : prolongement institutionnel d’un combat politique
1. D’un discours politique à une position institutionnelle
Le siège au Conseil de sécurité n’est pas une récompense symbolique.
Il est le prolongement institutionnel d’un combat politique mené sur trois fronts :
- Internationaliser la crise sécuritaire de l’Est,
- Rompre avec la narration du conflit purement interne,
- Imposer la lecture d’une agression et d’une instabilité régionalisée.
Le Conseil de sécurité devient ainsi :
👉 un outil, non une fin,
👉 un levier juridique et politique pour transformer la parole congolaise en décisions internationales.
2. Redevenir sujet du droit international
Pendant longtemps, la RDC a subi les décisions internationales.
Aujourd’hui, elle retrouve une capacité — même limitée mais réelle — de :
- participer à l’élaboration des résolutions,
- influencer les mandats onusiens,
- peser dans les débats sécuritaires mondiaux.
C’est un changement de statut.
IV. Un leadership mesuré réel
Reconnaître le leadership de Félix Tshisekedi ne signifie pas idéaliser la situation.
Les limites objectives
Il faut être réaliste :
- le président ne contrôle pas tous les leviers,
- l’État congolais reste confronté à de lourdes contraintes internes,
- le système onusien demeure traversé par des intérêts contradictoires et parfois cyniques.
Mais le leadership ne se mesure pas uniquement aux résultats immédiats.
Il se mesure aussi à la capacité de rouvrir des portes longtemps fermées.
👉 Après plus de trente ans d’absence, le retour de la RDC au Conseil de sécurité marque une reconnaissance du rôle retrouvé de l’État congolais, sous l’impulsion de son chef.
V. Orientation stratégique durable
Félix Tshisekedi n’a pas « réglé » tous les problèmes du Congo.
Mais il a posé des jalons structurants :
- réorientation de la diplomatie congolaise,
- retour du Congo dans les forums de décision,
- affirmation d’une posture présidentielle qui revendique la parole et la place du pays.
👉 Le leadership ici n’est pas spectaculaire.
Il est institutionnel, patient, cumulatif.
C’est le type de leadership qui :
- reconstruit la crédibilité,
- restaure la continuité de l’État,
- prépare des avancées futures plutôt que des coups d’éclat éphémères.
VI. Le véritable enjeu : transformer le siège en influence réelle
Le retour au Conseil de sécurité n’est qu’un point de départ.
Le véritable défi est désormais clair :
Transformer ce siège en influence réelle,
et cette influence en avancées concrètes pour la paix, la souveraineté et la stabilité du Congo.
Cela exige :
- une diplomatie techniquement préparée,
- une cohérence entre discours et action,
- une capacité à bâtir des coalitions,
- une exploitation stratégique du droit international.
Le leadership de repositionnement doit maintenant devenir un leadership de transformation.
Conclusion — Ce que l’Histoire retiendra
L’Histoire ne retiendra pas seulement que la RDC est revenue au Conseil de sécurité.
Elle retiendra surtout :
- comment elle a utilisé cette place,
- quelles alliances elle a su construire,
- quelles avancées concrètes elle a obtenues pour son peuple,
- et si ce retour a marqué le début d’un cycle durable de souveraineté diplomatique.
Oui, ce retour reflète le leadership de Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Un leadership qui ne se résume pas à des slogans, mais à une reconquête progressive, méthodique et institutionnelle de l’espace diplomatique congolais.
👉 Le Congo est revenu à la table.
Le monde observe maintenant ce qu’il saura en faire.
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Augustin Kazadi-Cilumbayi
Président Directeur Général / Chief Executive Officer
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