Il existe des dates qui fondent les nations, et d’autres qui expliquent leurs blessures.
Pour le Congo, le 1er juillet 1885 n’est ni une anecdote, ni une note de bas de page :
👉 c’est l’acte de naissance juridique du drame congolais moderne.
Ce jour-là, le Congo devient un État indépendant de façade, sans peuple souverain, sans consentement national, sans institutions indigènes.
Un État sans Congolais.
Un État conçu hors du Congo, décidé contre le Congo, administré au nom du Congo.
1885–1908 : une annexion, pas une colonisation
Le 15 novembre 1908, le Congo est annexé à la Belgique et devient le Congo belge.
Ce fait est central et trop souvent occulté :
👉 Aucun pays colonisé n’a jamais porté le nom du pays colonisateur, sauf le Congo.
Il ne s’agit donc pas d’une colonisation classique, mais bien d’une annexion juridique d’un territoire déjà privé de souveraineté.
Le Congo n’a pas été vaincu après résistance :
👉 il a été confisqué avant même d’exister politiquement.
30 juin 1960 : un retrait sans État
Lorsque la Belgique se retire le 30 juin 1960, elle ne transmet pas un État consolidé.
Elle laisse derrière elle :
- un territoire sans armée nationale structurée,
- une administration sans cadres nationaux,
- une économie extravertie,
- une souveraineté inachevée.
Le chaos post-indépendance n’est pas un échec congolais.
👉 C’est la conséquence mécanique d’un État né contre son peuple.
La dictature : outil de stabilisation d’un pouvoir imposé
Face à un chef d’État imposé par l’extérieur, une seule méthode permettait de durer : la dictature.
Non par culture congolaise, mais par logique géopolitique.
On ne maintient pas un pouvoir illégitime par le suffrage.
👉 On le maintient par la force.
1989–1996 : la guerre recyclée
En 1989, le mur de Berlin tombe.
Le discours change, mais pas les pratiques.
Le Congo redevient un terrain d’ajustement stratégique mondial.
Cette fois, l’agression passe par un petit pays voisin, agissant comme relai régional d’intérêts extérieurs.
L’État congolais est de nouveau :
- désarticulé,
- infiltré,
- fragmenté.
21 février 2025 : la rupture historique
Pour la première fois depuis 1885 :
- la communauté internationale reconnaît officiellement l’agression,
- elle accepte de discuter avec le Congo, et non à sa place,
- elle envisage un accord gagnant–gagnant, et non extractif.
Pourquoi maintenant ?
Parce qu’un fait inédit s’est imposé dans l’histoire politique congolaise :
Un chef d’État issu du peuple, choisi par un peuple devenu politiquement mature :
Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Ce n’est ni un slogan, ni une formule émotionnelle.
C’est une rupture historique objective.
Pour la première fois depuis le 1er juillet 1885, le Congo n’est plus représenté par :
- un administrateur imposé,
- un pouvoir sous tutelle,
- un chef d’État produit d’un compromis extérieur.
Mais par un fils du pays, porté à la tête de l’État par la volonté populaire, dans un contexte où la conscience politique nationale a atteint un seuil de maturité irréversible.
C’est cette légitimité nouvelle qui a contraint la communauté internationale, le 21 février 2025, à changer de posture.
La Doctrine Kazadi-Tshilumbayi : réparer l’Histoire par le Droit
La Doctrine Kazadi-Tshilumbayi repose sur un principe clair :
Lorsque l’ordre constitutionnel est rompu par une agression étrangère reconnue,
la continuité de l’État prime sur la mécanique électorale.
Elle affirme que :
- la souveraineté ne s’éteint pas sous la contrainte,
- la Constitution doit être protégée même en situation exceptionnelle,
- le temps politique ne peut être compté normalement sous agression.
👉 Organiser des élections sous occupation est une abdication.
👉 Compter le temps comme si le pays était en paix est une fraude constitutionnelle.
La Doctrine Kazadi-Tshilumbayi ne suspend pas la démocratie.
👉 Elle la préserve.
Et surtout :
👉 elle devient opérante parce qu’un Président légitime existe.
Sans légitimité populaire, elle resterait un texte.
Avec Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, elle devient un instrument d’État.
Conclusion : le 1er juillet 1885 n’est pas derrière nous
ant que le Congo n’aura pas juridiquement réparé l’acte fondateur de 1885,
tant qu’il ne se défendra pas par le Droit,
tant que la souveraineté sera négociée au lieu d’être affirmée,
👉 l’Histoire continuera de se répéter.
Le 21 février 2025 ouvre la possibilité de clore un cycle de 140 ans.
Mais seule une doctrine claire, assumée et constitutionnellement verrouillée
peut transformer cette opportunité en renaissance nationale.
Le Congo n’a pas besoin d’un nouveau maître.
Il a besoin de retrouver son temps.
Et son droit.
✍️
Augustin Kazadi-Cilumbayi
Président Directeur Général / Chief Executive Officer
Eyano Publishing
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